Jade Laouiti
Doctorante
Spéciation, Interactions cyto-nucléaires, Dépression hybride, Évolution végétale
Après une licence à Rennes puis un master à l’Université de Lille (parcours Biologie Ecologie, Evolution) , Jade poursuit son parcours avec un doctorat mené conjointement dans deux laboratoires, l’EEP et l’UGSF, au sein de l’IBSP. S’intéressant aux processus de spéciation et aux mécanismes qui favorisent la divergence entre populations, elle étudie plus spécifiquement le rôle des interactions cyto-nucléaires dans l’émergence de nouvelles espèces. Ses travaux portent en particulier sur le mécanisme conduisant à la dépression hybride chez Silene nutans, une espèce dont l’évolution rapide a conduit à la formation de lignées génétiques distinctes.
Cette perte de viabilité des hybrides se caractérisant par une chlorose sévère, Jade cherche à identifier les complexes protéiques chloroplastiques à l’origine d’incompatibilités cyto-nucléaires ayant contribuées à l’apparition de barrières reproductives. L’objectif de sa thèse, co-dirigée par Ugo Cenci et Malika Chabi, est de combiner des approches complémentaires (biochimie, bioinformatique, physiologie végétale, et évolution), afin de répondre à cette problématique.
Ce projet de doctorat fait partie du projet interdisciplinaire PIE (Protein-Interaction- Evolution), visant à combiner des approches complémentaires regroupant des physiologistes végétaux, biologistes évolutionnistes, structuralistes biologistes et informaticiens pour évaluer le rôle de l’interaction protéine-protéine dans les transitions biologiques.
